Les activités socioculturelles cheminotes à l'épreuve de la modernisation

Publié le par Le Ternois de service

Denis

Président de la commission des activités sociales, Denis Val ouvre à Amiens la série des allocutions. Suivront Fabrice Lannois, secrétaire du CER, et Stéphane Veist, représentant le CCE.

 

 

Photo club, bibliothèque de la Cité, atelier de modélisme ferroviaire, Maqueux d’bitume, Mutuelle des Cheminots picards… De nombreux acteurs de la vie ternoise ont fait le déplacement à Amiens samedi 18 juin à l’occasion du 25e anniversaire du comité d’établissement régional SNCF.
Si tel est le cas, c’est que pour une ville qui concentre en son sein le tiers des effectifs cheminots actifs de la région SNCF, qui plus est lorsqu’elle recense également, au bas mot, deux fois plus de retraités que d’actifs, toute évocation à Amiens de l’avenir régional des activités socioculturelles cheminotes prend pour les Ternois une dimension quotidienne majeure. Or l’avenir régional des activités socioculturel est, pour l’heure, écrit en pointillé.
Secrétaire du CER de la région SNCF d’Amiens, Fabrice Lannois s’en explique sans fausse pudeur : « si nous ne réagissons pas dès maintenant, nous serons d’ici deux ans dans l’impossibilité d’honorer nos engagements financiers. »
Proportionnelles à la masse salariale brute nationale, les recettes des CE des différentes régions SNCF de France au titre de la gestion des activités socioculturelles de l’entreprise subissent de plein fouet les effets de la fonte des effectifs.
Fabrice Lannois annonce une baisse de l’ordre de 100000€ en 2010 par rapport à l’exercice précédent pour la Région d’Amiens «  qui en cinq ans, a perdu 800 Cheminots. »
Le volume des infrastructures à gérer en revanche, est en rapport avec les effectifs cheminots d’une autre époque. Il en a donné un bref aperçu à l’occasion de ce 25e anniversaire : « un siège social, trois bibliothèques, trois restaurants d’entreprise, deux complexes sportifs, un centre de loisirs sans hébergement, quatre antennes, six salles d’activité, quatre bâtiments divers, deux terrains de football et deux salles de sports auxquels le soutien à une soixantaine d’associations sportives et culturelles. »  Concernant le site de Tergnier, le CER gère en particulier le complexe sportif de la Cité, le centre social SNCF et la bibliothèque de la Cité doublés des locaux de Motiv Danse, de l'Amicale des Cheminots et de l'atelier de modélisme ferroviaire, ainsi que les locaux de Microfer ( près de l'ancien centre d'apprentissage.)

A l’effet ciseau provoqué par ce déphasage entre l’évolution des recettes et la stabilité du patrimoine s’ajoute une forte hausse des charges ( eau, électricité, gaz) que la vétusté du patrimoine exacerbe. Témoin d’une époque où l’on construisait volontiers avec les moyens du cru, les bâtiments aujourd’hui gérés par le CER n’ont guère bénéficié de la part de leur propriétaire, à savoir la SNCF, que des investissements requis par l’évolution des normes de sécurité. « Le label basse consommation énergétique n’est pas pour nous ! »  ironise Fabrice Lannois.
Sauf à rêver d’une brusque envolée de la masse salariale de la SNCF, on imagine mal un rétablissement de la situation.
Le secrétaire du CER pourtant, se garde bien de sombrer dans le pessimisme : « Lorsque nous gérons 2000 m2 de locaux vétustes et énergivores, il vaudrait peut-être mieux que nous les rendions à la SNCF qui, ainsi, pourrait les vendre et nous construire en contrepartie 1500 m2 de locaux plus modernes et économes en énergie » explique Lannois qui se réfère en cela à un projet amiénois ouvert depuis huit ans.
Si celui-ci ne fut jamais concrétisé, c’est que les différentes parties en présence ne sont pas parvenues à trouver un terrain d’entente sur le volume de la «  contrepartie. »
Présent à Amiens lors des festivités du 25e anniversaire, le directeur régional de la SNCF  M. Lemiere ne ferme pas le débat mais il n’ouvre pas non plus de franche ouverture à l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur le sujet : « c’est un dossier qui reste d’actualité mais qui nécessite que chacun ait une approche d’écoute et de concession. Il s’agit de prendre en compte la réalité de la situation ; de faire en sorte que, dans un contexte donné, les choses puissent fonctionner au mieux. »


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